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Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. »

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J'étais en train de penser...

Il faudrait un Kärcher contre des mots crasseux...

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Mercredi 4 février 2009

Oui, j'ai des préjugés, comme tout le monde, et le reconnaître me permettra peut-être de m'améliorer. J'ai reçu une chaîne de mail, peut-être que toi aussi. Une amie voulant me convaincre que je me trompe sur le jugement que je porte sur les gendarmes. Je ne crois pas avoir un jugement très sévère ni extrême sur les représentants de l'autorité de mon petit pays. Néanmoins je n'oublierai pas jeudi dernier. Je n'oublierai pas Jeudi 29 Janvier 2009, les gens dans la rue, massivement. Je n'oublierai pas les inquiétudes de nos cocitoyens, ni leurs rêves paraissant pourtant si simple et réalisable. Je n'oublierai pas que ce jour certains ont souhaité que ce ne soit plus la merde dans notre système. Et surtout je n'oublierai pas les uniformes de ces hommes gazant tout les manifestants, matraquant du plus jeune petit con au plus vieux fou retraité. L'écoeurement provoqué, le sang du visage de cet homme.
Je n'oublierai pas, non, je n'oublierai pas non plus cette larme que tu as laché sur notre démocratie, devant ce bar où l'on souhaitait s'enivrer, pour oublier un peu ce qui nous avait choqué.
Sentiment de haine, j'aurais voulu lui dire "casse-toi, ...pov' con".


(Oui, la photo a bien été prise a Saint-Nazaire, ville remplie de gauchiste agréable a frapper et à gazer).

Il a neigé un peu ces derniers jours... Il aurait fallu qu'il neige quelques pavés.

Par [Pedro] - Publié dans : ineptie.utopie
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Vendredi 28 novembre 2008

Un peu de pluie, un vieu puit.

Cette saveur fraiche et humide de l'automne mélée à l'odeur du tabac froid et à la nostalgie de se promener dans mon quartier. C'est monotone de connaître un endroit par coeur. C'est étonnant de le redécouvrir à chaque fois.

Aimer se rappeller du quartier qui nous a vu grandir, est-ce ça, se sentir vieux ? Je me retrouve parmi mes souvenirs que je laisse au coin de chaque rue. Une bière bue en cachette, une connerie de gamin, ou bien ma première cigarette. Il fait froid, j'essaye de t'appeller mais tu ne réponds pas, peut-être fatiguée du tonus de hier soir... Tant pis, je continue ma traversée nocturne et mes chaussures continuent de prendre l'eau.

Je reviens ici, retrouver celle s'en qui je ne serais pas là, lui parler ..un peu. Celle qui est parfois mon exemple de courage mais que j'aime autant que je déteste, comme chaque enfant. Alors comme un jeune homme dépaysé je prends quelques photos de ce lieu, de mon lieu. Une photo c'est mort, ça n'exprime certainement rien pour les autres. Quand on en prend une, on a le sous-titrage avec nous. C'est dailleurs pour ça qu'on la prend, car chaque histoire est éphémère et que l'on voudrait ressentir l'instant présent plus longtemps.

Je pense à toi, je voudrais te croiser parmi les graffitis...



Par [Pedro] - Publié dans : ineptie.utopie
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Jeudi 27 novembre 2008

Je n'ai pas honte de ce que je suis, ni de ce que j'étais; écrire un nouvel article sur ce blog prouve que je suis attaché à mon passé comme au lycéen que j'étais et dont j'ai lâchement perdu le costume. La seule erreur qu'on fait en grandissant est de croire qu'on ne peut que s'améliorer. Changer d'école pour une possible meilleure orientation, changer d'opinion pour se croire plus ouvert, changer de petite amie pour une plus jolie paire de fesses ? Je reste inepte, mais les choix que l'on fait pour notre avenir sont parfois issus de critères trop utopiques (oui, j'adore toujours autant le nom de mon blog).

Ce blog c'était moi, le lycéen désinvolte, vélléitaire et borné politiquement. Finalement, je suis le même avec une carte d'étudiant qui permet d'avoir des réducs chez McDob', une belle veste et des cheveux plus courts. L'estuaire m'a fait partager de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, de nouvelles vies tout simplement. Au-delà des rencontres, des amis et des études, j'ai écouté ce qu'on me disait, partagé mes casseroles de pates et échangé quelques sourires; ai-je appris ? On apprend toujours aux contacts des autres, surtout autour d'une bonne bière et d'un petit joint.

Cette deuxième année à Saint Naz commence à peine que je ne pense qu'à partir. Partir vers mon avenir, celui d'un jeune écolo-gauchisant adepte de la procastination. Oui, on n'améliore jamais rien de manière franche, on change un peu, seulement un peu. On s'arrange en vieillissant ? Il paraît que non. Moi je veux encore croire que le changement m'apportera ce dont je rêve.

Ce blog écoutait mes angoisses, celles d'un petit garçon qui se pose des questions.

Je ne sais pas où je vais mais c'est surement mieux ainsi, en tout cas j'y vais.


Il est tard, je dois dormir. Demain, se joue mon avenir...
Par [Pedro] - Publié dans : ineptie.utopie
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