Je n'ai pas honte de ce que je suis, ni de ce que j'étais; écrire un nouvel article sur ce blog prouve que je suis attaché à mon passé comme au lycéen que j'étais et dont j'ai lâchement perdu le costume. La seule erreur qu'on fait en grandissant est de croire qu'on ne peut que s'améliorer. Changer d'école pour une possible meilleure orientation, changer d'opinion pour se croire plus ouvert, changer de petite amie pour une plus jolie paire de fesses ? Je reste inepte, mais les choix que l'on fait pour notre avenir sont parfois issus de critères trop utopiques (oui, j'adore toujours autant le nom de mon blog).
Ce blog c'était moi, le lycéen désinvolte, vélléitaire et
borné politiquement. Finalement, je suis le même avec une carte d'étudiant qui permet d'avoir des réducs chez McDob', une belle veste et des cheveux plus courts. L'estuaire m'a fait partager de
nouvelles idées, de nouvelles pratiques, de nouvelles vies tout simplement. Au-delà des rencontres, des amis et des études, j'ai écouté ce qu'on me disait, partagé mes casseroles de pates et
échangé quelques sourires; ai-je appris ? On apprend toujours aux contacts des autres, surtout autour d'une bonne bière et d'un petit joint.
Cette deuxième année à Saint Naz commence à peine que je ne pense qu'à partir. Partir vers mon avenir, celui d'un jeune écolo-gauchisant adepte de la procastination. Oui, on n'améliore jamais rien de manière franche, on change un peu, seulement un peu. On s'arrange en vieillissant ? Il paraît que non. Moi je veux encore croire que le changement m'apportera ce dont je rêve.
Ce blog écoutait mes angoisses, celles d'un petit garçon qui se pose des questions.
Je ne sais pas où je vais mais c'est surement mieux ainsi, en tout cas j'y vais.
Commentaires